Le pouvoir là où vivent les gens
Les décisions qui affectent une communauté doivent être prises par cette communauté, par les gens qui y habitent et qui comprennent ce qui est important.
La réalité aujourd'hui
Au Québec, la gestion des services publics et le développement des communautés sont largement centralisés. Les stratégies, les budgets et les orientations sont élaborés à Québec, souvent par des personnes qui n'habitent pas nécessairement les régions, les villes et les villages visés par ces décisions. Les municipalités appliquent le pouvoir qu'on leur délègue, sans disposer d'une grande latitude pour adapter les solutions à leur réalité. Les décisions sont prises de manière globale plutôt que personnalisée : un même cadre s'applique à des contextes très différents, qu'il s'agisse d'une grande ville ou d'un village de quelques centaines d'habitants. Ce fonctionnement fait en sorte que les communautés locales ont peu d'emprise sur les choix qui les touchent directement au quotidien.
Dans 12 ans
Les villes et les municipalités ont les pleins pouvoirs pour réfléchir à leur développement et prendre les décisions qui concernent leur communauté. Le gouvernement est en soutien, pas en contrôle. Les décisions sont prises avec les communautés, pas à leur place. La gestion est décentralisée le plus près possible des gens, pour que chaque milieu puisse se développer selon ses besoins, ses priorités et ses forces.
Des exemples de ce qui pourrait être changé
- 1
Transfert progressif des compétences de proximité aux villes et municipalités, avec les ressources correspondantes.
- 2
Transformation des ministères en centres d'expertise en soutien au développement des communautés, plutôt qu'en centres de décision.
- 3
Consultation et intégration systématiques des villes et municipalités dans l'élaboration des stratégies et des budgets qui les concernent.